909 femmes de face, le CD!

 

Neuf cent neuf femmes de face est maintenant disponible en CD, pour la somme de 20.-

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Neuf cent neuf femmes de face est toujours disonible par téléchargement, également sur les plateformes usuelles (voir rubrique téléchargements).

909 FEMMES DE FACE en vente en ligne

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Les abandonnés: l’histoire de l’album (dernière partie)

Oui. Donc. On pourrait croire que c’est fini, disais-je…

Seulement voilà, au moment où les abandonnés était prêt, j’étais déjà en plein dans 909 femmes de face. N’ayant pas du tout envisagé que les abandonnés prendrait autant de temps pour se terminer, j’avais réservé le studio Alzac auprès de Marc Champod en été 2008 pour l’été 2009, pensant que le 1er album serait sorti et que je pourrais me lancer dans ce nouveau projet… Et là, du coup, je me trouvais avec un album pas encore paru et un nouveau qui devait s’enregistrer dans un mois (on a enregistré fin juillet, début août 2009)… Pour ceux qui s’étonneraient et qui se demanderaient peut-être : « et alors ? Il pouvait très bien faire les deux : gérer la sortie du 1er et enregistrer le 2e, je vois pas où est le problème… », j’aimerais expliquer ceci : la préparation et l’enregistrement d’un album est une chose totale, absorbante, éreintante, magique, autrement dit : qui ne permet pas de faire deux choses à la fois. Donc, quand j’ai commencé 909, je ne pouvais absolument plus m’occuper des abandonnés (il fallait entre autres finaliser la pochette, regarder avec l’usine et la payer, etc.), tout mon temps – et argent (j’ai produit ce 2e album seul) était consacré à 909… Et finalement je me suis retrouvé avec deux albums en même temps…

Ce qui posait un problème : j’avais passablement évolué depuis les abandonnés : j’ai appris tellement de choses sur les arrangements, sur ma manière de chanter, sur la manière de composer, mais aussi sur le genre de musique que je voulais faire… bref, les choses avaient changé entre l’été 2008 et l’été 2009 et une question s’est posée : fallait-il oui ou non sortir les abandonnés en fin de compte ? Heureusement, la réponse est venue assez vite et assez clairement. J’avais justement mis tellement d’effort et de persévérance dans cet album qu’il n’était pas envisageable de ne pas le sortir. Et c’est à ce moment que Marc Champod m’a fait une proposition qui explique qu’aujourd’hui 909 femmes de face est disponible en CD, alors que les abandonnés, pourtant enregistré en 1er, ne l’est toujours pas: Marc, coproducteur des abandonnés, m’a proposé de remixer et de re-masteriser entièrement le disque… Il m’a dit que lui aussi de son côté avait évolué radicalement entre 2008 et 2010 et qu’il voulait tenter le coup…

J’ai réfléchi un peu… Et j’ai dit oui.

J’ai réfléchi quand même, parce que 1) ça impliquait de retarder la sortie de l’album de presque un an, 2) le 2e album allait sortir avant le 1er, 3) c’est un travail énooooooorrrrmmme de tout refaire (d’abord pour Marc, c’est gigantesque, mais aussi pour moi : ça implique une remise en question totale de tout ce qui avait été fait et approuvé, de nouveaux doutes, des dizaines d’écoutes attentives pour ne pas laisser passer le moindre détail, etc., etc.)… Et j’a dit oui donc, mais ça j’ai déjà dit.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, 26 avril 2011, je peux écrire ici que les nouveaux mixs des abandonnés sont terminés et que l’album est pour ainsi dire re-masterisé (encore quelques petites touches ici et là à peaufiner)…. D’ici quelques temps, il sera enfin disponible en CD….. Ce qui explique donc que le 2e album est sorti avant le 1er…. Marc s’est encore une fois surpassé dans ces nouveaux mixs. Il a réussi à tirer le meilleur de tout notre travail acharné, il a fait un boulot remarquable, grandiose et beau. Les mots me manquent pour le remercier comme il se doit… Mais il est comme ça Marc, engagé, professionnel, remarquable, grandiose et beau…

******

J’avais envie de raconter ici cette histoire, d’abord pour expliquer à ceux que ça intéresserait pourquoi le 2e album est sorti avant le 1er, mais surtout parce que ce sont des années et des années…entre la naissance du projet, la composition, l’enregistrement, les différents mixs, la pochette… tout ça aura pris des années… Et je suis content parce que j’ai tenu bon… J’avoue qu’il y a des soirs où j’avais bien envie d’abandonner les abandonnés, mais, grâce à Marc Champod, grâce aussi aux encouragements de quelques rares et précieux – merci Emmanuèle !!, j’ai tenu bon… Peu importe le reste, rien ne m’aura empêché d’aller jusqu’au bout de ce petit rêve-là, et pourtant les embuches n’auront pas manqué… Voilà…. On arrive au bout de « l’histoire des abandonnés ». J’espère que d’ici quelques  temps (la pochette à remettre à jour, la fin du mastering, l’usine), j’aurai le plaisir d’écrire un petit article sur ce site qui dira : «les abandonnés, le CD ! »

Filed under: les histoires de Étiquettes : , ,  |  Publié le 27/04/11  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

Les abandonnés: l’histoire de l’album (4e partie)

Toutes les bonnes choses ont une fin, comme disait mon grand-père, mort l’été dernier.

Nous avions fini par terminer les guitares. Ne restaient donc « plus que » les voix à faire (je mets des guillemets parce que quand même)… Nous sommes en décembre 2008, ça fait maintenant 6 mois environ que les enrgistrements ont commencé… 6 mois que nous travaillons épisodiquemment sur l’album… Noël approche et Marc et moi le passons ensemble.

Je suis seul dans la cabine de chant, il est seul en régie, et les choses se passent…bien!…. Yéééé!… J’adore ces journées qui passent en un clin d’oeil… On bosse des heures et on voit rien passer…. On entre c’est le matin, il fait jour, on sort, la nuit est tombée et il est tard…. Je me laisse guider par Marc en qui j’ai une totale confiance . Ce type a une oreille qui ne laisse rien passer, il entend tout ce moi je n’entends pas, c’est merveilleux de travailler avec lui. Il me donne confiance quand je la perds. C’est aussi « simple » que ça (je mets des guillemets parce que quand même)…. J’en profite d’ailleurs pour rendre hommage à ce sacré garnement: MARC CHAMPOD!… Ce mec a construit son studio tout seul, s’est formé tout seul, a créé un véritable petit bijou: ALZAC STUDIO, qui avec les années a aujourd’hui une belle réputation (bien méritée!, ça c’est moi qui dis, elle s’est gagnée à la sueur du front de son patron)… Je dis ici mon admiration et mon amitié!… mon vieux pote, chapeau bas! (on aime bien dire Chapeau Champod)….

Mais je reviens à mes moutons (il y a quand même des expressions dont les originies nous échappent)…Les voix sont dans la boîtes. Les enregistrements sont finis. Il ne reste « plus que » les mixs et le mastering (je mets des guill…bon, bon)….. Marc mixe donc l’album épisodiquemment entre janvier et juin 2009. Et le 07.07.2009 nous partons pour Paris, pour le masteriser chez Masterdisk. Journée géniale: debout à 4h, avion à 6, mastering 9h-15h, avion à 18h, retour à 21h (+ou- hein, ça fait quand même presque 2 ans, je me souviens pas exactement exactement). Crevant, surréaliste, génial…. On pourrait croire que c’est fini…..

Filed under: les histoires de Étiquettes : , ,  |  Publié le 25/03/11  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

Les abandonnés: l’histoire de l’album (3e partie)

 Everything happens for a reason, dit-on… Je ne sais pas si c’est vraiment vrai et ça sonne tout de même un peu farfelu, mais, en l’occurrence, je pense que oui…. Je m’explique:  Si je n’avais pas dû renoncer à faire les guitares moi-même, je n’aurais pas fait la connaissance de Victor Corbillon. 3e grande rencontre du disque. Victor s’est  investi sur l’album, dépassant son rôle de guitariste, donnant des idées, réarrangeant les parties de guitare quand nécessaire, bref, encore un sacré musicien…

 Marc, Patrick, Fabien, Victor, j’ai énormément appris avec ces 4 mecs et je leur dois beaucoup…

 Toujours est-il que l’enregistrement des parties guitares ne s’est pas déroulé sans mal et que nous avons passablement peiné pour arriver à nos fins… Nos avis divergeaient souvent et même si nous avons toujours trouvé au final une solution qui nous convainquait tous, il y eut de grands moments de doute!… D’ailleurs ça faisait 10 ans que je connaissais Marc et qu’on travaillait ensemble, on avait déjà fait 4 albums ensemble et une foule de projets parallèles, et depuis, on a fait 909 femmes de face ensemble et des musiques de film et de danse, on a travaillé ensemble dans des émissions radio, bref, on a fait les 400 coups quoi… et pendant les abandonnés, c’est la seule et unique fois où on a élevé la voix et arrêté de plaisanter pour se prendre la tête… Il n’y avait pas d’autre solution: c’était un accouchement douloureux et puis voilà… ça servait à rien d’aller contre…

Filed under: les histoires de Étiquettes : , ,  |  Publié le 14/03/11  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

Les abandonnés: l’histoire de l’album (2e partie)

Fin juillet 2008. Les enregistrements commencent. C’est parti pour deux semaines intenses, nous avons 3 jours pour la batterie, 2  jours pour la basse et le reste du temps pour avancer un maximum les guitares, le piano et le chant… Je fais donc pour commencer la rencontre de Patrick Dufresne, battereur. Un type un or, excellent musicien, bourré de talent et de bonnes idées, très impliqué dans son travail. Une rencontre passionnante donc… Je me rends compte avec lui d’une chose concernant les arrangements de l’album les abandonnés ETd’une vérité générale: je ne vais pas pouvoir garder les arrangements exactement comme je les avais écrits, voire pas du tout comme je les avais écrits ET toujours écouter un musicien professionnel et expérimenté qui donne un conseil quant aux arrangements de son propre instrument… C’est ainsi que Patrick a amené son talent et son expérience sur le projet, il a commencé à le modifier (les autres ne tarderont pas à suivre) et à le rendre…vivant…

Je dois bien avouer que, pour moi, l’expérience fut parfois douloureuse: c’était la première fois que je gérais un projet de cette envergure, et ce n’était pas toujours évident de renoncer à mes propres idées pour accepter les idées des autres. J’avais mis toute mon énergie dans ces arrangements pendant près de 6 mois, j’avais bossé des heures et des heures à chercher les meilleurs choses possibles, et quand on venait me dire « écoute, ça sonne mieux si on fait comme ça », j’avais parfois de la peine à entendre le « ça sonne mieux » et j’entendais surtout « ce que tu as fait, c’est pas bon »… C’est une chose que j’ai apprise avec cet album: écouter les conseils des autres, trier les idées et savoir accepter quand la mienne n’est pas bonne ou moins bonne… mais aussi savoir me battre pour défendre la mienne quand je continue à la trouver meilleure malgré tout…

Puis est arrivé Fabien Sevilla. Deuxième grande rencontre du disque. Fabien est la décontraction personnalisée… et un as de la basse et de la contrebasse… Tout comme Patrick pour la batterie, Fabien, quand il joue de son instrument, on le regarderait bien des heures, tellement ça a l’air facile et tellement ça sonne bien… Là encore, la plupart de mes arrangements ont été réarrangés… Je me rappelle d’ailleurs une fois dans la voiture, tandis que je le ramenais chez lui, il m’avait dit avec la nonchalance paisible qui le caractérise « mais tu sais écrire de la musique, toi? »… Toujours agréable à entendre après près de 10 ans de conservatoire en piano classique et des années de piano jazz à l’EJMA… je dois néanmoins admettre qu’il n’avait pas tout faux… Pour ce premier album je ne me rendais pas compte la place de chaque instrument, je ne me rendais pas compte d’énormément de choses en fait, et en plus…je ne suis pas bassiste, lui si… Ce qui est sûr , c’est que tout comme Patrick avant lui, Fabien a contribué de manière énoooorme à faire en sorte que….ça sonne!

Cinq jours étaient passés, les batteries et les basses étaient dans la boîte… et… Marc Champod (qui n’était pas en reste en matière de réarrangements), Fabien Sevilla et Patrick Dufresne venaient de m’apprendre plus de choses sur la musique que n’importe qui de toute ma vie…. Première claque.

Deuxième claque: il est temps pour moi d’attaquer les guitares. Je réalise alors que je ne suis pas d’un assez bon niveau pour jouer les parties guitares suffisamment bien moi-même. Je ne tiens pas la route face au jeu de Patrick et Fabien. Ca fait pourtant 10 ans que j’en fais en autodidacte, mais je me rends compte qu’en 10 ans, je n’ai jamais joué avec d’autres, toujours seul, et je ne sais pas le faire: je ne sais pas me coller suffisamment précisément sur ce qui a été fait précédemment… (Je réaliserai également par la suite, quand le guitariste nous aura rejoint, que ce n’était pas toujours une question de technique qui m’empêchait de suivre Fabien et Patrick, mais, une fois encore, une question d’arrangements: de nombreux passages qui me posaient problèmes ont été modifiés et simplifiés pour être, tout simplement, jouables…)

6 jours après avoir débuté, le projet s’arrête donc… Il faut trouver un guitariste…

Filed under: les histoires de Étiquettes : , ,  |  Publié le 27/02/11  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

Les abandonnés: l’histoire de l’album (1ere partie)

Pour parler de l’album les abandonnés, il faut parler un peu du travail qui a précédé les abandonnés.

Entre 2002 et 2004 j’ai enregistré 4 albums. Deux sous le nom de groupe Thanks Sean et deux sous le nom de Boomerang. Ces albums étaient plutôt expérimentaux; les Thanks Sean tentaient une expérience minimaliste en anglais autour d’une guitare et de deux voix, l’une féminine, l’autre masculine; et les Boomerang était un travail de programmation autour d’un appareil sequencer (le SY-55) avec toutes les limites que ça implique (tout était fait sur le SY)… Ces expériences m’ont enrichi, mais m’ont surtout donné l’envie d’aller plus loin, de travailler plus « professionnellement »…  Je me suis donc remis au travail, avec la ferme intention d’oser un prochain album plus ambitieux et plus accompli…. Nous sommes en 2005 et Raphael vient de sortir Caravane, dans la lignée (musicalement parlant, pour les paroles c’est autre chose) de « Le vent nous portera » de Noir Désir… L’ambiance acoustique est omniprésente dans la chanson française, Eldorado de Stéphan Eicher en 2007 et le triple album de Saez (Varsovie, L’Alhambra, Paris) en 2008 viendront d’ailleurs confirmer cette tendance… Influencé par ces artistes, je me dis que je pourrais continuer le travail commencé avec Thanks Sean et réaliser un album acoustique, mais en français et cette fois-ci sans me limiter à la guitare au niveau des arrangements… J’écris quelques morceaux et j’en parle à Marc Champod d’Alzac studio, que je connais bien et qui me connait bien, puisque nous avons toujours travaillé ensemble sur tous mes projets musicaux… Je lui dis donc que j’écris un album acoustique et lui demande de le coproduire, dans l’idée de pouvoir prendre le temps de travailler correctement en studio… Je lui demande également de co-arranger l’album avec moi… Marc accepte avec enthousiasme, à une condition: « je ne pourrai le faire que quand j’ai du temps »  me dit-il alors… Nous sommes en début 2006…

                     Puis le temps passe.

L’erreur que nous avons commises a été de croire que Marc aurait un jour du temps!… En tant qu’indépendant, il se devait d’honorer ses contrats, qui bien souvent surchargeaient à eux seuls toutes ses semaines… Et nous n’arrivions jamais à nous voir assez régulièrement pour faire avancer le projet, malgré toute la bonne volonté du monde… Or, plus le temps passait, plus le projet se transformait dans ma tête… Il avait évolué vers quelque chose de plus ambitieux et….de plus expérimental….moi qui avais décidé d’en finir avec les expériences…. L’envie m’était venu de combiner du rock-brute-et-brutal-aux-guitares-saturées-et-violentes avec la douceur de l’acoustique « pur et dur » au sein des mêmes chansons… Que ce soit la rencontre de deux mondes, en somme, l’un plutôt feutré, l’autre plutôt rugueux… Non seulement je voulais qu’ils se rencontrent mais aussi qu’ils se mélangent…C’est à dire qu’on entende comme deux couches de musiques différentes sur un même passage, qu’on reconnaisse au même endroit à la fois un arrangement acoustique et à la fois un arrangement « rock »… Un métissage, quoi…. Il me semble que c’est comme ça que la musique se réinvente de nos jours… Avec des mélanges de style, quand le rock rencontre le hip hop par exemple… ou le tango l’électro, etc…. Moi je voulais que l’acoustique rencontre l’électrique…. Marc ne comprend pas tout de suite où je veux en venir et a un peu de peine à me suivre dans cette nouvelle direction… il ne reconnaît pas le projet pour lequel il s’était engagé en tant que co-arrangeur… Nous faisons quelques essais infructueux d’arrangements ensemble, qui nous laissent à tous les deux un peu de frustration: nous ne parlions plus tout à fait le même langage…. Le temps continue à passer, selon son habitude… Les morceaux sont prêts depuis un certain temps et attendent d’être arrangés…. Et ça bloque toujours à ce niveau-là… Au début 2008, je commence à être impatient et décide de changer de stratégie avec l’accord de Marc:  J’arrange seul les morceaux et Marc reste impliqué en tant que coproducteur uniquement…. Pour être sûr que le projet démarre enfin, nous réservons ensemble deux semaines de studio fin juillet, début août 2008… Je suis soulagé, le projet va enfin se réaliser… Il me reste toutefois à choisir définitivement les morceaux, j’en retiens 9…. 9 morceaux qu’il faut maintenant arranger d’ici à juillet… Je me mets au boulot et travaille avec acharnement sur le tout… Avec l’aide précieuse de Marc, je trouve deux musiciens professionnels: Patrick Dufresne et Fabien Sevilla, respectivement pour la batterie et la basse (/contrebasse)…. La date fatidique approche, les morceaux sont prêts, les musiciens sont engagés…. Les ennuis vont pouvoir commencer….

Filed under: les histoires de Étiquettes : , ,  |  Publié le 18/02/11  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

LES ABANDONNES en vente sur les plateformes de téléchargements

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