ICE COLD EYES – TRACK SEVEN: WHERE I WROTE YOUR NAME (PART I & II)

Where I Wrote Your Name, Pt. 1 & 2 de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

WHERE I WROTE YOUR NAME (PART I & II), le 7e track de l’album ice cold eyes, est une chanson qui date de l’époque de Thanks Sean, mon groupe il y a… euh… 10 ou 15 ans. En écrivant « ice cold eyes », je repensais parfois à cette chanson en me disant qu’elle collerait plutôt bien. Du coup je suis allé fouiller dans les archives pour la retrouver, je l’ai dépoussiérée un peu au niveau des arrangements et des paroles et je lui ai ajouté une seconde partie. J’ai ensuite demandé à Nils Aellen de Soften s’il voulait prendre la lead sur la 2e partie. Au début, comme pour « strange boys » sur « look how low we now get » (mon disque précédent), il n’était pas sûr sûr, mais une fois en studio il s’est prêté au jeu et on a passé un super moment à enregistrer ses voix. J’adore ce qu’il a fait et ça fait une jolie rupture dans l’album.

On a gardé mon petit solo enregistré à la maison sur la 1ère partie, youpiiiii. Et Fabien Sevilla a fait trois prises de chaque partie de basse, 1 clean, 2 disto et 3 supradisto, youpiiiii. Quant à Patrick Dufresne, il a improvisé sa partie aux ballets (il nous rejoint sur les derniers refrains) et c’était un moment génial, qui amène une chaleur folle au morceau, youpiiiiii.

Avec aussi mes deux gangsters de toujours: son: Marc Champod (Alzac Studio, Montreux); guitares: Laurent Poget.

PART ONE

Bring me some alcohol I’ve been in this hellhole for years

This landscape’s nothing to evoke

Bring me some alcohol – Sack me sick of the same old shit

All the exists are open

I broke a tooth I broke a bone or two

Put the dogs to sleep they were howling at the moon

Bring a bullet and a gun – What I called love is naiveté

goddamn I thought I’d won

bring a bullet and a gun – I want to celebrate

Back to where it all begun

The scar I drew I licked it clean again

My tongue in you is where I wrote your name

PART TWO

You had what you stole – Now see all that remains

Love took quite a toll – No one here to share the blame

You know what I saw – You’ll leave all the same

Let’s have a toast now, skoal – To your heart shaped fallen games

My tongue in you is where I wrote your name

 

Filed under: Articles,Discographie,Lyrics,songs,Téléchargements  |  Publié le 26/09/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

ICE COLD EYES – TRACK SIX: JAW’S

Jaw’s, le 6e track de l’album ice cold eyes, est une petite ballade courte et mélancolique, le thème étant ces fantômes du passé que l’on pense parfois avoir recroisé furtivement, sans être exactement sûr que c’est bien eux que l’on a vus.  Jaw’s étant un café/bar imaginaire devant lequel on vient fumer après l’une de ces apparitions.

« Ma préférée. » – Nils Aellen (à la réception du disque)

« C’est pluuuuus ma préféréee. » – Nils Aellen (quand je lui ai écrit pour savoir si je pouvais mettre « Ma Préférée. » – Nils Aellen dans ce poste)

Avec mes loyaux gangsters adorés: son: Marc Champod (Alzac Studio, Montreux); basse : Fabien Sevilla; batterie: Patrick Dufresne; guitares: Laurent Poget; Nils Aellen (aka SOFTEN): chœurs du refrain à la fin (il m’a un peu maudit aussi pour celle-ci, la dernière note étant particulièrement dure et haute, mais encore une fois sa voix n’en a fait qu’une bouchée).

Inspiration musicale: Pedro the Lion pour les versets et Bon Iver pour les choeurs.

Jaw’s by Jérôme Giller on Amazon Music – Amazon.co.uk

 

Was it really you on the news today

Your coat was dark blue

It looked worn-out and the stripes were grey

 

Was it really you in that cab today

Some guy sold me a magazine and a pack of cigarettes

 

So I had a smoke in front of Jaw’s

 

Filed under: Articles,Discographie,Lyrics,songs,Téléchargements  |  Publié le 10/09/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

ICE COLD EYES – TRACK FIVE: NO ONE TO SEE LUCIFER FALL (PART I & II)

No one to see Lucifer fall part I & II, le cinquième track de l’album ice cold eyes, commence comme une ballade assez traditionnelle guitare/voix, et s’ouvre peu à peu pour devenir une ballade plus « électro », avec des éléments de programmation qui vont gentiment prendre le dessus.

Dans les premières versions, la phrase qui revenait à chaque fin de verset et donc le titre du morceau était « no one to see me fall ». J’aimerais pouvoir dire que c’est en relisant « Paradise Lost » que l’idée m’est venue de mettre le mot « Lucifer » à la place de « me », ça ferait une jolie anecdote légèrement tourmentée/rocknroll/artiste, mais c’est en regardant la série Lucifer sur Netflix (ouais, ouais, ouais, je m’ennuyais un peu cet été là). J’avais cet image (qui, non, ne vient pas de la série) de cet ange déchu qui tombe dans le vide noir sans aucun témoin, ça collait bien. Et puis « to see Lucy » c’est joli à chanter.

« I look lucky dumb & mean » est inspiré d’une chanson de R.E.M. appelée « Me in Honey » et qui commence ainsi « I sat there looking ugly, looking ugly and mean » (toujours adoré les paroles de Michael Stipe de cette période: Out of time, Automatic for the people, Monster, que des petits bijoux ou presque niveau lyrics)

Avec mes fidèles gangsters adorés: son: Marc Champod (Alzac Studio, Montreux); batterie: Patrick Dufresne; guitares: Laurent Poget; basse : Fabien Sevilla; Nils Aellen (aka SOFTEN) me rejoint encore une fois sur ce titre sur les chœurs du refrain de la 2e partie.

No One to See Lucifer Fall, Pt. 1 & 2 de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

Part I

It’s not easy in the morning – I keep staring at the walls

There are no angels where I’m going – No one to see Lucifer fall

I still miss you in the evening – I thought you said i could take it all

There are arrows in my white wings – No one to see Lucifer fall

I look lucky dumb and mean – I still hope for you to call

You wouldn’t believe the stuff that I’ve seen – No one to see Lucifer fall

Part II

I saw the salt and your eyes – The dust and the car – The dirt and the scars

You dumped all your gear – No memories – You had to leave today

I know where you will go – Sheltered by the shores – Seen and heard no more

No belongings – No memories – You had to leave today

How do you steer it now all alone

I washed the salt and your eyes – The dust and the car – The dirt and the scars

The sun was brand new – It looked good on you – You had to leave today

 

Filed under: Articles,Lyrics,songs,Téléchargements  |  Publié le 31/08/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

ICE COLD EYES – TRACK FOUR: MARION

Marion, le quatrième track de l’album ice cold eyes, est une espèce de petite ritournelle aux paroles amères (et en français; je précise parce que c’est la seule en français dans la 1ère partie du disque). En la composant, j’avais en tête une interview de Gainsbourg où il explique (je paraphrase hein) qu’une de ses marques de fabrique, c’est « l’anti-chanson-d’amour », le narrateur ne vient pas dire qu’il aime, il vient dire qu’il s’en va, par exemple.

Avec Marion, l’idée c’est qu’on peut prendre la chose au 1er degré ou voir la chanson comme une métaphore des gens qu’on a pas su aimer comme il aurait fallu (ouais je sais c’est ultra profond pour du rock’n’roll).

Et aussi, j’ai osé un changement de tonalité style 80ies à la fin, ça accentuait pour moi le contraste entre le joyeux musical et le sombre des paroles.

Mes gangsters adorés sont là encore et toujours: son: Marc Champod (Alzac Studio, Montreux); guitares: Laurent Poget; basse : Fabien Sevilla; batterie: Patrick Dufresne.

 

Marion de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

 

Reviens Marion, ma belle Marion, c’est pas comme ça qu’on fait tu sais pour aimer

Reviens Marion, stupide Marion, pourquoi t’as jamais appris à dire non

Reviens Marion, reviens Marion, on a trop voulu t’embrasser

Reviens Marion, reviens Marion, t’as un peu trop plu aux garçons

Reviens Marion, sublime Marion, on a retrouvé un de tes jouets

Reviens Marion, agaçante Marion, fallait pas passer sous les ponts

Reviens Marion, reviens Marion, on a trop voulu t’embrasser

Reviens Marion, reviens Marion, t’as un peu trop plu aux garçons

Reviens Marion, beautiful Marion, on n’a pas eu le temps de t’aimer

Reviens Marion, beautiful Marion, quelques petits printemps c’est pas assez

 

Filed under: Articles,Discographie,Lyrics,songs,Téléchargements  |  Publié le 25/08/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

ICE COLD EYES – TRACK THREE: I REMEMBER EVERYTHING

Deux anecdotes de studio concernant les derniers refrains de I remember everything, 3e titre de l’album Ice Cold Eyes.

1. Sur ma démo, j’avais fait claqué sur la caisse claire une orange (l’instrument de percussion, pas une vraie orange) noyée dans la réverbe. Puis, en studio, on cherchait à amplifier l’effet. Il y avait Patrick Dufresne, batteur, et Marc Champod, son, et on cherchait une solution. Quand tout à coup Marc nous fait, « hé on pourrait utiliser des ongles de chèvres! ». Il faut bien comprendre une chose: je travaille avec Marc depuis plus de 20 ans et il dit beaucoup, beaucoup, beauuuuucouuup de conneries. Comme en plus il est très pince sans rire, on ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon. Du coup, comme il me l’a écrit par WhatsApp il y a quelques jours quand je lui demandais de confirmer mon souvenir de cette petite histoire « aucun des deux ne m’a cru, bande d’abrutis ». Et effectivement, Patrick et moi étions sûr qu’il nous charriait comme d’hab et on a continué la conversation genre « bon sérieusement on pourrait faire quoi ». Mais il existe vraiment une percussion qui s’appelle ongles de chèvres (et qui à la base est faite d’ongles de chèvres (???)). Toujours est-il que c’était une idée de génie, et Patrick en a fait une double idée de génie en ayant l’idée de poser la chose sur la caisse claire. On était super contents de nous. D’ailleurs Patrick a commencé à frapper un « we will rock you »; si un jour vous devez reproduire l’effet pour pas trop cher: ongles de chèvres sur caisse claire, on s’y croirait.

2.Nils Allen – aka Soften – me rejoint encore une fois sur les chœurs des refrains. Je lui a réservé toutes les parties bien hautes  et bien aigues à chanter, pour sa voix merveilleuse et limpide, il m’a un peu maudit d’abord, mais c’est tellement beaaauuuu. Il y a une note en particulier: Si vous allez à 3mn25 dans le morceau vous entendrez les chœurs faire o-o-off, c’est super beau, c’est Nils, et c’est super haut.

Sinon je suis très fier de cette chanson, voilà c’est dit. Il y a aussi dessus aux guitares: Laurent Poget et à la basse : Fabien Sevilla.

I Remember Everything de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

 

Leave your shoes at the door Where you left them before

Would you really love to watch me fail

Have a fruit it’s on the house I won’t sue I won’t frown

Your daughter really looks a lot like the dead

 What’s that you said what did you bring  I remember everything

What’s that we had what didi you bring I remember everything

Won’t you please say my name I am one and the same

I haven’t really changed since yesterday

 Cut it off and fetch me the head of the old king I remember everything

Off there’s nothing left of your old wings I remember everything

 

 

ice cold eyes – track two: hit hard

Hit Hard, deuxième track de l’album ice cold eyes, est ce que j’appelle une chanson autoroute:  3 versets (deux en anglais, suivi d’un troisième en français), le refrain, le tout répété 3 fois. Pas de surprise. L’idée est de laisser la place à l’émotion un peu nostalgique du morceau, lui laisser le temps de s’installer. Ca parle de ces moments en voiture où on écoute de la musique et on laisse son esprit aller. Ca parle aussi d’amitié et de famille et du cerisier que mon père avait planté pour moi à La Mottaz, le quartier de mon enfance.

J’ai eu envie d’écrire cette chanson après avoir découvert l’album Anthropocene de Peter Oren, j’avais envie d’une mélodie douce et apaisée, immédiate, comme on en trouve sur son disque. J’avais aussi écouté en boucle le dernier Cat Stevens ou plutôt Yusuf, The Laughing Apple, dont j’adore l’ambiance ultra mélodique et acoustique.

Mes gangsters toujours habituels et néanmoins favoris sont là encore une fois: son: Marc Champod (Alzac); guitares: Laurent Poget; basse : Fabien Sevilla; batterie et percussion: Patrick Dufresne. J’ai sué un peu pour faire le piano, et j’ai chanté les chœurs (sans trop suer).

On en a fait un clip avec Marc Décosterd, que l’on peut voir sur YouTube. Le clip reprend des images du film Vasectomia, réalisé précisément par le même Marc Décosterd, Hit Hard faisant office de chanson de générique de fin pour ma plus grande fierté.

 

Hit Hard de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

 

You made many mistakes – passed the police patrols but didn’t brake

The four lanes were wide open and the wind was strong

Rolling down your window -The car is hot and you throw

Your cigarette on the pavement – turn the radio on

Je sais qu’il est tard et qu’ils vont fermer les bars

Mais on est bien nous ici à rouler dans la nuit

Some might say as people say some might say you hit it hard again

Thinking of your childhood

When your dad was alive and he would take you to the movies

Buy you an ice cream

Pass the old neighborhood

Your tree’s still here and that’s good

Drive on to the drive-in – get us a cold drink

Je sais qu’il est tard je le lis dans tes yeux noirs

Mais on est bien non ici à fumer dans la nuit

Some might say as people say some might say you hit it hard again

Shit it was my favorite shirt – it’s ruined now look at that dirt

I changed already once before – Can’t wear it anymore

In your jacket pocket there’s a gun that you stole from a guy on the run

You shoot it sometimes just for fun – You’ve had it since high school

Je sais qu’il est tard mais on ira pas dormir ce soir

on est trop bien ici à rouler dans la nuit

Some might say as people say some might say you hit it hard again

 

 

Filed under: Articles,Discographie,les histoires de,Lyrics,songs  |  Publié le 09/08/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

ice cold eyes – track one: ask for you & no one else

Ask for you and no one else, le 1er titre de l’albumest une très, très vieille chanson. J’ai dans ma chambre l’affiche d’un concert que nous avions fait avec Thanks Sean, mon groupe de l’époque, en 2006 et on la jouait déjà. Elle a donc en tout cas quinze ans.

J’ai toujours voulu la mettre sur un disque (entre autres, parce que mon frère, Nicolas, aimait bien cette chanson), mais ça ne s’y prêtait jamais vraiment. Du coup, quand j’ai commencé à écrire et à réfléchir à ice cold eyes, je me suis dit que cette fois-ci, elle figurerait sur l’album. Je l’ai récrite un peu niveau paroles et un peu réarrangée aussi pour l’occasion.

Mes gangsters habituels sont venus l’enregistrer: son: Marc Champod (Alzac); guitares: Laurent Poget; basse : Fabien Sevilla; et batterie: Patrick Dufresne. J’ai fait le piano et les chœurs. Nils Aellen – aka Soften – me rejoint d’ailleurs pour les chœurs des refrains de la fin.

 

What’s up tonite hot and dry moonlight and nite drive

We have passed the bridge on the left

Now the highway’s straight ahead

 

I will ask for you and no one else – For sunny afternoon there by the lake

Where every hour is new

We will wear ourselves out in regret – We will bind ourselves up head to head

Black birds on the moor

 

What’s up tonite we’ve gone quite far

Slept on the back seat of the car

When the traffic at dawn woke us up

You said goodbye and good luck

 

You asked for this and then you left me here – Me, washed out clean and clear

Ask for You & No One Else de Jérôme Giller sur Amazon Music – Amazon.fr

Filed under: Articles,les histoires de,Lyrics,songs,Téléchargements  |  Publié le 04/08/21  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook

les paroles de l’album oubliez les heureux

1.  j’voudrais pas crever – Jeanne elle travaille le soir dans un bar. Elle passe ses nuits à servir des whiskys. Quand elle revient au petit matin Jeanne elle s’endort aux parfums des remords. Elle a pas l’temps pour aucun d’ses amants. Elle se fane dans les draps en gémissants leurs noms. Y a rien sous ses cils rien dans l’appartement. Les cris de la ville pour seuls compagnons. Au pied du lit un vieux bouquin écorné. Et à l’encre rouge j’voudrais pas crever. Elle commence à en avoir marre de n’être jamais de nulle part. Elle commence à en avoir plein l’dos des cinglées et des fachos. Elle commence à en avoir marre – elle est au bout du rouleau! Jeanne elle travaille le soir dans un bar. Elle passe ses nuits à servir des whiskys. La gueule défaite de larmes et de rimmel. Elle chante un vieil air de J.-P. Capdevielle. Marc au turbin lui il conduit des trains. Il passe ses nuits à traverser le pays. Quand sous ses roues Jeanne s’est jetée Marc s’est dit moi j’voudrais pas crever. Quand les nuits Jeanne viendra vous crier ces quatre mots de sa voix de damnée ça c’est sûr ça va la faire marrer d’lire dans vos yeux j’voudrais pas crever.

 2. au loin la ville – On n’avait pas peur ni des diables ni des dieux. On restait debout dans le froid près du feu. Quand ça mordait trop on relevait nos cols. On f’sait passer le clope et le flacon d’alcool. Au-dessus de nous les ponts et le ciel mort avaient embrasé la ville où s’endormaient 600’000 imbéciles. On r’descendait au port là où il y avait du vent qui collait sur nos corps la rouille des cargos jaunes et blancs. Au loin la ville résonne. Et elle pardonne aux hommes qui reviendront plus hanter ses rues. On f’sait les 400 coups. On piquait des bagnoles pour aller tailler les routes tordues des cols. Mais la nuit et la ville nous rappelaient à elles. Nous on croyait en rien mais on leur était fidèle. Toi t’étais amoureux d’une des filles des patrons qui voyait pas d’un bon œil que tu viennes de sortir de prison. Moi j’avais leurs noms tatoués sur les bras. Y en avait plus de 100. La dernière s’appelait Emma. Au loin la ville résonne. Et elle pardonne aux hommes qui reviendront plus hanter ses rues. Au loin la ville résonne. Et les hommes lui pardonne d’avoir fait ce qu’elle a pu. Les aimant à leur insu.

3. elles viennent avec moi – Les agaçantes les énervantes les p’tites piseuses et les grosses chieuses les putains les piteuses les torturées les mal-aimées les pleurnicheuses les vraies saletés les boiteuses les voûtées les sales gamines les mesquines les p’tites connes les bonnes à rien les salopes les catins les dépitées les pas-baisées les pinailleuses les périmées les véreuses les cinglées les j’me-fous-d’toi les j’en-manque-pas-d’air elles iront pas en enfer elles viennent avec moi. Les fatigantes les épuisantes néfastes funestes affligeantes les malfaisantes les fofollantes les grandes démentes les mégas chiantes les aguicheuses les désastreuses les nanana-neuses les vampireuses schizophrèneuses  superultrakalilichieuses les tire-toi-d’là les j’en-manque-pas-d’air elles iront pas en enfer elles viennent avec moi. Et elles pleurent pas seules dans le soir. Et elles pleurent pas seules dans le froid. Elles pleurent dans mes bras.

4. quand j’en aurais fini avec toi – J’aime pas trop cet air narquois que tu prends quand tu m’regardes. Tout doux dis donc exagère pas. Tout doux, prends garde. La haine est un oiseau rebelle elle n’a jamais connu de loi mais si tu me hais pas je te hais et si tu me hais c’est déjà ça. C’est toujours la même histoire on s’emmerde on traîne les bars on attend que r’vienne la nuit on a même pas d’quoi aller voir les filles. Quand j’en aurai fini avec toi i restera rien. Plus personne se fringue comme ça plus personne se coiffe comme ça c’est pas possible tu l’fais exprès ou quoi plus personne n’a cet air-là. La haine est enfant de bohème elle n’a jamais connu de loi je t’évite quand tu t’invites et quand tu m’évites c’est déjà ça. C’est toujours la même rengaine sous les ponts nous on s’promène on s’emmerde sous le lampadaire on a même plus d’quoi s’payer des bières. Quand j’en aurai fini avec toi i restera rien.

5. zero no good #XXXXXXX – I hardly ever noticed though I’ve been awake that the eyes of my lovers were full of hurt and full of hate. So I took the late train and went home as I could. Watched through the open window what I’ve never understood. The evening’s gone but the night is young and I might just hang around to see if there is something I can find. C’mon love. I have been a-aching. I’ve been mad enough. I’m looking for a-soothing. I tried to remember what it was that you said but every word is long gone now and has cleared its way out of my head. There’s nothing in my pocket and my coat is full of holes of everything I lack and need and you’re the one I miss the most. I’ve been here all day and there is nowhere else to go. I am done doing what I’m told. C’mon love. I have been a-aching. I’ve been mad enough. I’m looking for a-soothing. My shoes are soaked and my pants are soaked and I’m all drenched myself. There’s an old man trying to cross the road he’s walking weakly with a cane. There’s so much rain in front of me that I can’t even see my own eyes. The world is dressed in white and grey and full of bad guys in disguise. I’ve never been that
good at anything in my life. I’ve never been that good at goodbyes. It’s been kind of hard to swallow all these years but I’d wish you’d have the nerves to come and tell it to my face. In a little space somewhere between what you want and what you fear I’d wish you’d have the nerves to come and tell it to my face. I hardly ever noticed that I never knew what to do. It seems amazing to me now that I ever was in love with you. So I took the late train and went home as I could. Watched through the open window what I’ve never understood. The night is gone but the morning’ young and I might just hang around to see if there is someone I can find.

6. jade quitte la ville – Jade quitte la ville l’asphalte est en feu. Jade montre les dents aux libidineux. Lève ses yeux aveugles. Dénoue ses cheveux. Tend ses poings et crache aux cieux. Jade provoque la colère de dieux. Ah! La belle étoile! Jade quitte la ville sans faire ses adieux. Elle a l’air d’un drapeau en feu d’une guerre nucléaire d’un bateau qui brûle en pleine mer d’une gosse des banlieues. Sous un ciel orange Jade s’éloigne. Dans son dos les flammes gagnent et dangereusement rejoignent ses deux yeux morts pourtant fiévreux. Ah! La belle étoile! En route! En route! Sous les deux cornes de la constellation d’Aldébaran Jade en flammes dans la nuit rouge prend son élan.

 7. ta g »%#le – Ohlala kes k’c’kça?! Ohlala ça ça va pas! c’est un peu de guerre lasse ouais c’est un peu de guerre lasse mais j’t’le dis t’as l’haleine d’la chatte fermentée d’une femme un peu grasse c’est un peu de guerre lasse que j’t’le dis! Mais dis donc, c’est l’bordel ici, non? Faudra penser à m’ranger tout ça fissa fissa oui! Sinon j’te foutrai une paire de baffe dans la gueule. J’te foutrai une bonne paire de baffe dans la gueule dans la gueule.  Dans lalala dans la gueule. c’est un peu de guerre lasse ouais c’est un peu de guerre lasse ma cerise i faudrait quand même un jour que tu t’regardes dans une glace fais gaffe tu vas avoir une sale surprise! mais merde alors j’croyais qu’ça arrivait qu’aux blondes t’as pas compris qu’tu fais vraiment chier l’monde et qu’tu vas t’prendre une paire de baffe dans la gueule ouais tu vas t’prendre une paire de baffe dans la gueule dans la gueule dans lalala dans la gueule! c’est un peu de guerre lasse c’est un peu de guerre lasse ma p’tite pute c’est un peu de guerre lasse c’est un peu de guerre lasse mais tu putes…

 8. astrosong – Astronaute salut viens voir un peu par ici. est-ce que tu préfères les garçons est-ce que tu préfères les filles. Astronaute salut viens voir un peu par ici. c’est un peu confus un peu confus aujourd’hui. salut viens voir un peu par ici salut tu préfères tu préfères les filles tu préfères tu préfères les filles. C’est un peu confus confus aujourd’hui. on s’balade un peu – y a tout qui prend feu. on en croit pas nos yeux – y a tout qui prend feu. c’est pas étonnant si tout va si mal à présent. Hé salut – y a tout qui prend feu. viens voir un peu par ici. salut – y a tout qui prend feu. tu préfères tu préfères les filles tu préfères tu préfères les filles. C’est un peu confus confus aujourd’hui. un baiser de David Bowie. un baiser de Klaus Kinsky Klaus Kinsky Klaus Kinsky -c’est pas étonnant si tout est si sale à présent c’est pas étonnant si tout va si mal si mal à présent

9. on m’aime – Les gamines et les gamins i m’aiment bien. Les ptis chats et les ptis chiens i  m’aiment bien. Les bistroquets du coin i m’aiment bien. Tous mes vieux copains i m’aiment bien. Y a quelques chauds lapins qui m’aiment bien. Plusieurs poulets d’la Place Machin qui m’aiment bien. Y a quelques trous du cul qui m’aiment bien. 2, 3 inconnues qui m’aiment bien. On m’aime chez les trucs, chez les portugais. J’ai mes entrées dans les clubs gays. On m’aime jusqu’dans les cimetières les morts m’invitent à venir prendre un verre. On m’aime de Barcelone à Jérusalem. On m’aime même dans les clubs SM. Du Mexique à la Mecque on m’aime idem. C’est fou ce qu’on m’aime, c’est un vrai harem. Mais elle, elle en a rien à secouer de moi. Elle a pas peur de mourir. Elle s’essuie la bouche et se met à rire. Elle crie que l’bonheur c’est des conneries. J’ai voulu m’faire fleuriste pour lui dire la vie en roses. J’ai voulu m’faire droguiste pour lui filer sa dose. J’ai voulu m’faire horloger
pour cueillir ses heures. J’ai voulu m’faire boulanger pour sucrer son beurre. J’ai voulu m’faire photographe pour lui tirer l’portrait. J’ai voulu m’faire pornéaste pour lui faire faire des trucs. J’ai voulu m’faire chorégraphe pour la faire valser. J’ai voulu m’faire autographe pour la faire signer. J’ai promené son teckel. J’ai lavé son linge. J’ai fait du lèche-vitrine. J’ai fait le singe. J’ai payé ses PVs. J’ai léché ses timbres. Astiqué ses w.-c. et graissé son flingue. J’ai fait mettre au trou un type un peu fou d’elle. J’ai fait mettre des verrous. J’ai placé des sentinelles. Un soir d’été où elle était pas rentré j’ai ameuté tout l’quartier j’ai fouillé ses poubelles. J’ai fait ce qu’on fait quand on veut impressionner. J’ai appris la boxe thaï. J’suis ceinture noire de karaté. J’ai appris le mandarin et perfectionné mon bédouin. J’ai aussi appris la natation synchronisée. J’ai appris la haute-couture sans trop faire la forte tête. J’ai appris à composer des p’tites opérettes. J’ai appris l’accordéon. J’ai appris la trompette. Même que quand j’en joue (nom de dieu) ça en jette. Elle a pas peur de mourir. Elle s’essuie la bouche et se met à rire. Elle crie que l’bonheur c’est des conneries. Go-go-go! Yea-yea-yea!

10. the sad story of the fisherman’s daughter – She was a fisherman’s daughter. I fell in love with her one winter. We took the boat out and drifted off the shore. The sharks were swimming in the water. Spring came and went in a fever. She was so young we were so eager. I walked her down the aisle. It started snowing on the shore. I put a ring on her finger. I bought her roses that summer. We even knitted a net together. We would take long walks on the paths along the shore. And each time went a little further. She had to stay in bed all autumn. Did as the doctors said. And then I lost her. To her gravestone I bring flowers. Holding the hands of our daughters. We take the boat out and we drift off the shore. It feels so lonely on the water. It feels so lonely on the ocean.

Filed under: Lyrics Étiquettes : , , ,  |  Publié le 10/10/12  |  Aucun commentaire  |  Ajouter à Facebook